5 gestes qui trahissent votre manque de confiance

5 gestes qui trahissent votre manque de confiance

Avoir confiance en soi, c’est croire en ses capacités et en son potentiel. C’est avoir suffisamment d’assurance pour affronter les difficultés du quotidien et oser relever de nouveaux défis. Ce n’est donc pas un hasard si la confiance est le premier pilier abordé dans le cadre du Défi 100 jours. En travaillant d’abord sur cet aspect, on s’assure d’avoir les bases nécessaires pour se lancer dans un processus exigeant, mais tellement satisfaisant : sortir de sa zone de confort et prendre des risques pour réaliser ses ambitions.

Ceci dit, la confiance en soi fluctue au cours d’une carrière et c’est tout à fait normal. Chaque personne vit des moments de doute, et traverse des périodes où malgré son expérience et ses succès, elle se croit incompétente ou impostrice. Si ce déficit de confiance débute dans la tête, il affecte rapidement le langage et le comportement. S’enclenche alors un cycle — parfois bien difficile à surmonter! — qui nourrit encore plus la perception négative de soi.

Heureusement, il est possible de renverser la vapeur. Pour envoyer les bons signaux à votre cerveau et gagner en assurance, voici cinq gestes simples que vous pouvez corriger dès maintenant.

1. S’excuser pour tout et pour rien

Bien sûr, on ne parle pas du fait de demander pardon à votre collègue après avoir renversé votre latté sur son clavier. Ce qui vous trahit, c’est de vous excuser pour une situation anodine ou qui n’est pas de votre ressort. «Désolée, la salle de conférence a déjà été réservée» ou «excusez-moi, ma question pourrait sembler étrange» : ces phrases vous sont-elles familières? L’enjeu avec ce type de formulations, c’est qu’elles démontrent que vous êtes portée à vous juger ou à vous blâmer… sans que vous soyez réellement fautive.

Comment corriger ce geste? En trouvant d’autres mots pour nommer votre déception — «Malheureusement, la salle de conférence a déjà été réservée» —, ou en bannissant les excuses inutiles de votre vocabulaire, tout simplement.

2. Avoir le regard fuyant

Les yeux sont le miroir de l’âme, dit-on! Éprouvez-vous parfois cette vague impression d’être «mise à nu» lorsqu’une personne plonge son regard dans le vôtre? Pour vous protéger et camoufler votre malaise, vous arrive-t-il de garder la tête penchée sur votre cahier de notes ou de fixer l’écran de votre portable? C’est un fait : en évitant de regarder vos interlocuteurs dans les yeux, votre vulnérabilité demeure intacte. Malheureusement, ce réflexe «de protection» ne vous rend pas service… Non seulement il risque de trahir votre manque de confiance, mais il pourrait vous nuire grandement quand viendra le temps de convaincre les autres de la pertinence de vos idées.

Comment corriger ce geste? Détendez-vous et essayez d’abord d’adopter une position d’écoute : ouvrir les épaules, décroiser les bras, garder la tête haute. En créant des contacts visuels de plus en plus fréquents avec vos collègues, vous surmonterez peu à peu le malaise qui vous habite. Si vous devez prendre la parole, choisissez une personne ou deux dans la salle (des alliés ou des personnes en qui vous avez confiance) pour ancrer votre regard.

3. Garder le silence

On a généralement une grande estime pour les gens qui savent laisser leurs collègues s’exprimer et écouter leurs idées avec attention. Mais attention : si vous préférez garder le silence par peur que vos idées ou questions soient mal perçues, vous risquez de perdre au change! Si vous avez ce sentiment que les réunions prennent fin sans que vous n’ayez pu y contribuer, le temps est venu de changer les choses. Vous avez tout à gagner à partager vos lumières!

Comment corriger ce geste? D’abord, il est crucial de relativiser la situation : les gens ne sont pas constamment en train de vous surveiller et d’analyser vos idées ou la façon dont vous vous exprimez. Souvenez-vous que si l’on vous a conviée à une rencontre, c’est parce que vous avez un rôle à y jouer. Non? Ensuite, afin de briser la glace, il pourrait être pertinent de préparer, en amont de votre prochaine rencontre, une ou deux questions à poser. Lorsque le bon moment se présentera, prenez une bonne respiration et lancez-vous. Prendre la parole devant ses pairs n’est pas toujours facile, mais il n’y a rien comme la pratique!

4. Éviter de s’assoir aux premières loges

C’est parfois tentant de prendre place au second rang, à l’écart, parce qu’on se sent plus en sécurité ou à l’aise. Mais n’oubliez pas : plus vous êtes loin de l’action et des conversations, moins il vous sera facile d’intervenir et moins on sollicitera votre avis. À contrario, si vous occupez l’espace et que vous êtes présente autour de la table, on remarquera votre présence et on aura envie de vous entendre.

Comment corriger ce geste? Lors des réunions, assurez-vous de choisir une place stratégique. Un siège qui vous permettra de vous exprimer et d’être entendue. Adoptez physiquement une posture de confiance (le dos droit et les épaules légèrement vers l’arrière) : vous avez votre place à la table! Selon une étude de la Harvard Business School et de la Columbia Business School, cela augmente votre niveau de testostérone (l’hormone liée au pouvoir et à la confiance en soi) de 20% en seulement deux minutes. Cette position diminue également la production de cortisol (l’hormone du stress) de 25%. Bref, cela envoie un signal positif aux autres… ainsi qu’à votre cerveau!

5. Laisser la nervosité prendre le dessus

La nervosité causée par le manque de confiance en soi peut déclencher divers tics nerveux. C’est plus fort que vous : vos doigts tapotent la table, vos jambes sautillent, votre visage est rouge et, si vous prenez la parole, c’est avec un débit ultra rapide. Pas très pratique quand on a une idée ou un message important à transmettre!

Comment corriger ce geste? Identifiez les moments où votre langage non verbal s’emballe et faites descendre votre stress de façon intentionnelle grâce à divers exercices qui «parlent» à votre corps : respiration contrôlée, visualisation, étirements, marche, pose de «superwoman», etc. En ce qui concerne vos prises de parole, on vous écoutera sûrement davantage si vous optez pour un timbre de voix plus bas. En effet, le cerveau associe la profondeur de la voix au contrôle et au pouvoir — les politiciens l’ont bien compris! Un autre truc intéressant, particulièrement en négociation : faites des pauses pour mettre l’accent sur les éléments les plus importants de votre discours, cela ralentira votre débit de facto.

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Marianne Prairie

Autrice

Productrice, réalisatrice et autrice, Marianne Prairie explore tout le panorama du monde médiatique et interactif depuis plus de 15 ans. Fièrement féministe, son engagement social s’exprime à travers ses projets créatifs et ses multiples collaborations.