3 façons de surmonter les préjugés générationnels au travail

3 façons de surmonter les préjugés générationnels au travail

Le président-directeur général, un digne représentant des baby-boomers, qui peine à maîtriser son écran tactile. La cheffe de projet, de la génération X, qui lève le nez sur les tendances TikTok. Le gestionnaire de communauté, un millénarial, qui veut un trophée pour chaque tâche accomplie. La coordonnatrice, une Zoomer, qui ne sait pas où poser un timbre sur une enveloppe…

Quel que soit le secteur dans lequel vous travaillez, vous remarquerez que les collègues plus âgés sont souvent la cible de moqueries pour leurs méthodes démodées, tandis que les plus jeunes sont souvent critiqués pour leur manque d’éthique professionnelle. Avec la présence de cinq générations en milieu de travail, les tensions que peuvent engendrer nos biais inconscients (préjugés) peuvent avoir une incidence considérable sur la culture organisationnelle, le déroulement des activités et le rendement. Si l’on a du mal à créer des liens avec  ses collègues de travail de différents âges, comment les tâches pourront-elles être menées à bien? 
Et si ces divergences pouvaient être mises à profit pour améliorer l’apprentissage (au même titre que toutes les autres types de diversités), la productivité et la créativité, et ce, pour au profit de tou.te.s? Et plus particulièrement pour vous, mesdames, qui bénéficiez plus encore d’un réseau fort et diversifié! Voici trois façons de surmonter les préjugés générationnels au travail.

1. Reconnaître l’existence de préjugés générationnels

Il est facile de croire que la frustration que vous ressentez face à l’ignorance, la maladresse ou le manque de référence commune d’un.e collègue est une réaction normale. Bien que ce constat soit parfois avéré, il nous arrive toutes de recourir inconsciemment aux stéréotypes (et aux mèmes!) générationnels pour exprimer cette insatisfaction. Comme tous les autres préjugés implicites (ou biais inconscients), il faut d’abord reconnaître qu’ils existent pour pouvoir les briser.

Jeanne C. Meister, autrice et associée fondatrice de Future Workplace, explique qu’il est important d’être conscient de la tension générationnelle – souvent interprétée comme un manque de respect pour une personne d’une génération différente de la nôtre – qui existe entre collègues. Elle ajoute qu’il revient aux dirigeant.e.s d’aider leurs employés à reconnaître qu’ils ont tous des compétences et des aptitudes différentes qu’ils amènent à l’équipe, et de les valoriser pour mieux tirer profit de cette diversité.

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Nos leaders nous dévoilent ce qu'elles ont appris des autres générations.

2. Miser sur la collaboration

La meilleure façon de rompre avec les préjugés générationnels est de privilégier la collaboration à la compétition. Dans les organisations qui fonctionnent selon un modèle de leadership qui n’est plus très actuel ou qui repose sur un mode hiérarchique, où l’autorité et le besoin de dominer l’environnement de l’entreprise est parfois de mise, les collègues deviennent une menace à la réussite et il est facile de dépeindre certains d’entre eux négativement…

Mais qu’arrive-t-il dans les environnements professionnels où chacun est considéré comme un.e partenaire plutôt qu’un compétiteur.trice? Que se passe-t-il si chaque individu est présenté comme une voix à entendre lors des prises de décisions? Parfois, il suffit de demander: «Qu’en pensez-vous?» Même si l’on ne suit pas systématiquement l’avis de tous et chacun en fin de compte, recevoir les opinions favorisera la confiance et la bonne foi dans les équipes. Quelle que soit sa génération, on aime toutes se sentir valorisées. Sentir que l’on a la chance de contribuer au succès de son équipe!. 

Pour aller plus loin, il est également possible de constituer des équipes de travail d’âges mixtes pour favoriser la discussion et la collaboration. Des études montrent que les collègues apprennent souvent plus les uns des autres que dans le cadre d’une formation formelle et que faire partie d’un groupe multiâge accroît la motivation de toutes les personnes concernées.

Cela vient probablement du fait que les travailleurs qui cumulent plus d’ancienneté se sentent stimulés lorsqu’ils enseignent à la nouvelle génération et que les jeunes sont plus engagés lorsqu’ils apprennent des plus âgé.e.s. Et comme nous le savons tous, les personnes heureuses sont plus créatives et plus productives.

3. Franchir le pas pour mieux s’élever…ensemble!

Une approche collaborative axée sur l’écoute active et la discussion est appréciée par toutes les générations. D’ailleurs, les femmes occupant des postes de direction favorisent une plus grande collaboration en milieu de travail. C’est démontré!

En effet, les dirigeantes sont plus susceptibles d’encadrer, de guider et de former leurs employés directs que leurs homologues masculins; elles offrent des commentaires et des conseils pour aider les gens à avancer. 

Si on parvient à mettre de côté les préjugés générationnels, on peut se concentrer sur une tâche bien plus importante : s’élever et élever d’autres personnes talentueuses! Comme Bill Nye, un des baby-boomers les plus célèbres, l’a dit un jour: «Toutes les personnes que vous rencontrez savent des choses que vous ne savez pas… Respectez leur savoir et apprenez d’elles. Cela fera ressortir le meilleur de chacun d’entre vous.»

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Author profile

Adriana Palanca

Autrice

Avec plus de 20 ans en rédaction, Adriana est une autrice basée à Montréal. Ses multiples rôles incluent rédactrice-conceptrice, directrice créative, professeure de création littéraire, coach d'écriture, réalisatrice-animatrice de podcast et blogueuse. Elle travaille présentement sur un recueil de nouvelles, sur un mémoire sur son expérience d'Italo-Canadienne, et sur des poèmes divers qui prendront, un jour, une forme complète.